Un site web dont l’accessibilité n’est pas pensée peut donner mal à la tête de ses visiteurs.
Parent pauvre du webdesign, l’usabilité (craduction du mot « usability ») ou « utilisabilité » est pourtant primordiale.
C’est pourquoi le test de cette dernière devrait systématiquement faire partie du processus de développement d’un site web, même à l’état d’ébauche.
En plus, cela ne prend que 10 secondes. Comment ? Regardez la vidéo suivante :
Il faut se rendre sur le site à tester et désactiver les feuilles de styles CSS.
Par exemple, dans Firefox, il faut se rendre dans le menu Affichage > Styles de la page > Aucun style ou installer le pack Web Developer et se rendre dans le menu CSS > Disable Styles > Disable All Styles (CTRL + Shift + S).
Dans Internet Explorer 8, c’est la même chose. Allez dans le menu Affichage > Styles de la page > Aucun style.
Pour les autres navigateurs, référez vous à la documentation.
Ces réglages vont désactiver tous les styles (internes, externes, en lignes, …) et donc rendre vos pages de la manière la plus simple possible (tels que vus par les robots par exemple) avec les styles par défaut du navigateur (autant dire pas grand chose).
Il vous suffit alors de vérifier 3 choses :
- Les balises sémantiques : le contenu doit rester lisible et avoir du sens. Par exemple les liens de navigations ne doivent pas être ordonnés et utiliser des listes simples.
- L’organisation logique : la structure de la page doit être cohérente même sans style. Par exemple les titres doivent utiliser les balises H1, H2, … et les titres H1 doivent apparaitre avant les H2; le contenu doit apparaitre avant le méta-données, moins importantes.
- Les images « décoratives » (sans rapport avec le contenu) ne doivent pas apparaitre. Par exemple les petites icônes destinées à renforcer visuellement un lien ne doivent pas être affichées
Si vous remplissez ces critères, votre site est « accessible » et « utilisable ». Bien entendu il ne s’agit pas d’une liste exhaustive ou absolue, mais le respect de ces 3 règles garantie au moins une bonne base.
Crédits : Jason Garrison